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Comment réagir quand notre enfant défie notre autorité ?

Comment réagir quand notre enfant défie notre autorité
© StefaNikolic Getty Images

Éduquer un enfant, c’est aussi faire face à ses crises de larmes, de colère ou même son insolence… Et ça arrive souvent bien plus vite qu’on ne le pense ! Pas besoin d’attendre l’adolescence pour que nos nerfs soient mis à rude épreuve. Alors comment réagir quand notre enfant défie notre autorité ? Les conseils de Pauline Dujardin, psychologue.

Publié le par Marion Bellal

En collaboration avec Pauline Dujardin (Psychologue clinicienne)

L’essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

• Vers 2 ans, l’enfant entre dans la phase du « Terrible Two » : il s’affirme, dit « non » souvent et teste les limites parentales — c’est une étape normale de son développement.

• Pour éviter les conflits, on lui propose des choix fermés (ex : « tu veux le

À la maison, comme en public, pas besoin d’attendre l’adolescence pour que notre enfant mette nos nerfs à rude épreuve et se montre insolent ! Tester nos limites fait partie de son développement et le recadrer de notre devoir de parent, pour que notre enfant devienne un adulte épanoui en

société. Mais il faut le reconnaître : c’est plus facile à dire qu’à faire !

Terrible Two : quand notre enfant commence à défier notre autorité

C’est souvent l’âge du début des ennuis : le fameux Terrible Two ! Notre bébé tout sourire commence à comprendre qu’il est un être indépendant de ses parents et qu’il peut donc s’y opposer. Son nouveau mot préféré ? NON… Parfois accompagné de crises de colère et de larmes ou de longues bouderies.

« C’est déstabilisant pour les parents, mais ce n’est pas un défaut d’éducation, rassure Pauline Dujardin, psychologue. L’enfant ne cherche pas à embêter ses parents, il se développe normalement dans son individualité. Il faut laisser l’enfant s’exprimer, sans tomber pour autant dans des négociations interminables, infernales et anxiogènes. »

La parade selon la spécialiste, c’est d’apprendre à poser des questions fermées. Plutôt que de demander s’il veut manger un yaourt, on propose un yaourt à la fraise ou un yaourt nature. Notre enfant aura ainsi une sensation de maîtrise, d’expression de soi et de choix, mais mangera son yaourt sans y opposer un refus. Autre exemple : on ne demande pas s’il veut mettre son pull alors qu’il fait froid, on demande s’il veut mettre le rouge ou le vert.

La psychologue encourage les parents à se montrer solides et fiables tout au long de l’enfance et de l’adolescence : « Que notre enfant teste notre autorité ne signifie pas qu’il est mal élevé, il est sain qu’il explore les limites et cherche les contradictions dans notre éducation, entre ce qu’on dit et ce qu’on fait par exemple. Pour grandir sainement, l’enfant doit trouver une cohérence dans le cadre éducatif transmis par les parents. Le laisser tout faire, ce n’est pas lui rendre service et les enfants qui deviennent tyranniques sont souvent tout simplement en recherche de sécurité. »

Comment réagir si notre enfant défie notre autorité ?

Si notre enfant défie notre autorité, en public ou en privé, on essaie de ne pas se flageller et culpabiliser : cela fait partie de son développement !

On le laisse s’exprimer, tout en restant solide sur notre non ou en ouvrant sur un compromis si l’enjeu le permet.

On essaie aussi de lui expliquer, progressivement, comment écouter et maîtriser ses émotions.

On s’arrange pour éviter les refus de sa part, en lui posant des questions fermées, qui lui permette tout de même de s’affirmer et de faire des choix.

Petit à petit, on responsabilise notre enfant en lui permettant de comprendre que ses actions ont des conséquences. Par exemple, s’il casse volontairement un jouet, on ne le remplace pas, ou s’il salit quelque chose, on le fait participer au nettoyage.