Prendre rendez-vous Doctolib

Test : êtes-vous un parent toxique ?

Test : êtes-vous un parent toxique ?
Test êtes vous un parent toxique 
© erikreis / Getty Images

Publié le par Marion Bellal

En collaboration avec Pauline Dujardin (Psychologue clinicienne)

C’est un terme devenu très commun dans le langage courant : être “toxique” ! Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Nos réactions en tant que parent peuvent-elles être qualifiées de toxiques ? Faites notre test pour le savoir… Et suivez nos conseils pour en sortir !

L’essentiel

Réalisé avec l’IA, validé par Parents.fr.

  • Un parent toxique ne se définit pas par une liste précise de comportements, mais par un mode de relation répété qui ne répond pas aux besoins affectifs, éducatifs et émotionnels de l’enfant.
  • C’est l’enfant qui révèle cette toxicité par ses troubles (peur de l’abandon, faible estime de soi, anxiété, etc.).
  • La toxicité repose sur la répétition et non sur des erreurs isolées : crier une fois n’est pas être toxique, c’est un fonctionnement constant qui l’est.

Parent toxique : de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que c’est ?

L’enfant permet de juger la toxicité d’un parent

Dans les faits, ce terme utilisé dans le langage courant permet de qualifier une relation qui serait destructrice.

Il n’y a pas de cases à cocher, qui permettraient de savoir qu’un parent est toxique : « C’est l’enfant qui permet de juger de son éducation et de sa potentielle toxicité, s’il présente une faible estime de soi, une grande peur de l’abandon, des difficultés sociales, des troubles du comportement, un syndrome anxiodépressif qui peut se manifester par de la tristesse ou de l’agitation, des troubles somatiques… », détaille la spécialiste.

Impossible, donc, d’établir une liste d’actions et de comportements toxiques. D’après Pauline Dujardin, « est toxique tout parent qui ne répond pas aux besoins de son enfant. » Les besoins de l’enfant, selon la psychologue, au-delà de répondre à la faim, à la soif et au sommeil, sont la réception d’amour, mais aussi la pose de limites. « Dire “non” à son enfant, c’est aussi l’aimer », rappelle-t-elle.

Des comportements toxiques de la part d’un parent

Dans ces conditions, on peut considérer qu’un parent toxique serait un parent :

  • qui rabaisserait son enfant, qui pourrait, par exemple, dire “Tu es nul” ou “Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir un enfant pareil” ;
  • qui donnerait une place inadaptée à son enfant, par exemple avec des propos du type “Tu es ma reine”, de la part d’un père à sa fille ;
  • qui empêcherait son enfant de grandir et d’être autonome ;
  • qui inverserait les rôles parent/enfant, par exemple si un parent célibataire interdit à son adolescent de sortir avec ses copains et lui reproche “de l’abandonner”.

Pauline Dujardin insiste sur le fait que la négligence peut aussi relever de la toxicité : « On le voit beaucoup aujourd’hui dans l’espace public, les parents ont l’impression d’être présents pour leur enfant, mais ils sont sur leur téléphone et les enfants sont en demande d’attention. »

Une question de répétition

Enfin, la psychologue souligne que le summum de la toxicité, c’est la maltraitance et la violence physique, psychologique et/ou sexuelle. Si on est témoin de cette situation, au sein de notre famille, de nos amis ou dans l’espace public, on a le droit et le devoir d’agir, afin de protéger les enfants concernés.

En revanche, Pauline Dujardin nous rassure : un parent qui déraille épisodiquement n’est pas un parent toxique. « C’est tout à fait normal de craquer, ce qui fait la toxicité, c’est la répétition, c’est un mode de fonctionnement », insiste-t-elle. Bien au contraire, un parent qui se présenterait comme parfait à son enfant, ce n’est pas sain non plus. Mieux vaut montrer nos failles, mais aussi présenter ses excuses et discuter (en fonction de l’âge de notre enfant) de nos erreurs et des siennes !

 

Test : êtes-vous un parent toxique ?

À un événement familial, votre enfant casse un verre…

  1. Votre enfant est extrêmement maladroit et là, vous craquez, et le disputez pour son manque d’attention.
  2. Votre enfant casse toujours quelque chose et vous le dites haut et fort devant tout le monde, ça l’incitera peut-être enfin à faire attention à son environnement.
  3. Vous lui dites que ce sont des choses qui arrivent, mais insistez pour qu’il s’excuse auprès des hôtes.

Votre enfant revient de l’école avec une mauvaise note…

  1. Cette matière, ce n’est vraiment pas son fort. Vous n’êtes pas surpris et l’ignorez.
  2. Vous aviez passé des heures à réviser cet examen, vous lui demandez s’il fait exprès de se faire passer pour un idiot.
  3. Vous êtes inquiet de ses notes et lui proposez de trouver un camarade de classe plus à l’aise dans cette matière, avec lequel il pourrait travailler en binôme.

Vous rentrez chez vous, épuisé(e) du travail, et votre enfant court dans tous les sens…

  1. Vous demandez le calme une fois, deux fois, trois fois, puis finissez par crier, avant de vous excuser.
  2. Vous saisissez votre téléphone pour recharger vos propres batteries : votre enfant a l’habitude et sait qu’il n’a pas intérêt à vous parler dans ces conditions.
  3. Vous jouez quelques instants, mais vous ne vous sentez pas dans les bonnes conditions et vous lui expliquez calmement.

Dans une rue commerçante, votre enfant s’extasie devant une vitrine alors que vous vous rendiez à un rendez-vous…

  1. Vous êtes en retard et le pressez gentiment… puis un peu plus sèchement.
  2. Rien n’est trop beau pour votre merveille, vous vous arrêtez immédiatement.
  3. Vous lui expliquez que ce n’est pas le moment, mais que, bonne nouvelle !, son anniversaire approche.

Votre enfant de neuf ans est invité à un anniversaire chez un ami que vous ne connaissez pas…

  1. Vous lui laissez un téléphone portable, en cas de besoin.
  2. C’est absolument hors de question, en plus vous vous retrouveriez tout seul un samedi après-midi.
  3. Vous appelez les parents de l’ami en question pour discuter en amont.

Vous avez un maximum de 1 : votre comportement n’est pas toujours à 100 % celui recommandé par les livres d’éducation, mais c’est ça aussi, être parent !

Vous avez un maximum de 2 : certaines de vos réactions semblent inadaptées pour développer la confiance en soi et l’indépendance de votre enfant. Et si vous en discutiez avec un proche ou un professionnel, comme un psychologue ?

Vous avez un maximum de 3 : vous semblez donner à votre enfant à la fois de l’amour et des limites, bravo !